Aulnoy lez Valenciennes Parti Socialiste
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À Aulnoy, les habitants ne devraient pas (trop) se rendre compte de la baisse du budget

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AulnoyMalgré la baisse des dotations de l’État estimée à 200 000 €, le maire n’entend pas réduire les services à la population, ni les investissements. Les économies passeront par une diminution des dépenses de fonctionnement.

Pour Laurent Depagne, la participation à l’effort demandé par le gouvernement pour réduire les déficits (et dont les dotations aux collectivités locales) ne doit pas être supportée par les habitants. « D’autres communes ont fait le choix de supprimer des sorties culturelles pour les enfants ou des voyages pour les aînés. Pas la nôtre. », a insisté le maire.

Lancé par l’adjoint aux finances, Ahmed Rahem, lors du conseil municipal réuni jeudi soir, le débat d’orientation budgétaire a ainsi précisé que le futur budget – qui sera amputé de quelque 200 000 € « toutes dotations confondues » – n’empêchera pas de maintenir tous les services à la population. La ville entend aussi, « si possible » maintenir un niveau d’investissement identique à celui de l’an dernier (6,2 M €) et attribuer les mêmes subventions aux associations locales. Comment y parvenir ? Pas en augmentant le taux des taxes locales… même si, comme Édith Godin l’a rappelé, ce gel n’empêchera, comme partout, une légère hausse des impôts locaux, puisque l’État va en relever les bases. Pour maintenir le cap des services et des investissements, et grâce à « la baisse de l’annuité de la dette de plus de 400 000 € en dix ans », la ville contractera un nouvel emprunt de 550 000 €. Les travaux de l’école Jules-Ferry pourront ainsi être menés à bien. « Ce n’est pas rien un tel projet qui se montera à dix millions. Et cela montre qu’Aulnoy a confiance en l’avenir », a estimé Laurent Depagne. Il répondait là aux observations d’Édith Godin, d’Emmanuel Pételot. Et surtout, de Philippe Perek, à qui il a demandé s’il avait des «solutions miracles » pour faire face « à ces tensions budgétaires, dont chacun sait qu’elles vont durer plusieurs années ».

La seconde piste suivie par la ville passera par la réduction, « déjà entreprise », des dépenses de fonctionnement et des frais de personnel, mais « sans répercussions sur les services rendus à la population ». Comment y arriver ? « On va mutualiser les services, pour faire des économies », a relevé Ahmed Rahem. Sur ce point, comme sur quelques autres, les trois élus d’opposition auraient bien voulu des précisions. Mais le maire a coupé court, rappelant qu’il s’agissait jeudi soir du débat d’orientation budgétaire : « La discussion sur les projets viendra ensuite », a rappelé le maire. Lors du vote du budget primitif, donc, qui sera étudié lors du prochain conseil municipal.

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